jeudi 3 novembre 2011

My blueberry nights


"Finalement, ce n'est pas si difficile de traverser la route, tout dépend de la personne qui attend de l'autre côté"


Il m'aura fallu attendre 24 ans et un 24 juin, pour traverser la route à pas hésitant, un verre de mojito à la main puis m'élancer, sur le trottoir d'en face, dans une belle aventure. Entendre un écho à mes pas, sentir un souffle dans mes cheveux, avoir des rêves à 2 (à 3, etc ...) dans la tête et ne jamais, jamais regarder en arrière. Je t'attendais, je t'ai rencontré.


Merci !

dimanche 23 janvier 2011

Bright Star


"Je rêve que nous soyons des papillons n'ayant à vivre que trois jours d'été. Avec vous ces 3 jours seraient plus plaisants que cinquante années d'une vie ordinaire."


L'histoire d'amour entre une jeune fille et le poète anglais John Keats; là où l'on pourrait craindre un romantisme niais, on est séduit par la douceur, le charme et la justesse avec laquelle Jane Campion dissèque les tourments de ses personnages. Elle est attirée par la candeur, l'originalité, le talent du poète. Lui est si habitué à son malheur, persuadé qu'il est d'avoir raté sa vie, frappé par la mort de son frère, que lorsque le bonheur lui ouvre ses bras, il ne sait que fuir.

Ce film est beau, juste, touchant, romantique sans mièvrerie, à voir ! Vous me direz peut-être que c'est un film de nana, mais pas que !

Souvenir 2 - Un samedi sur Sauchiehall Street


Ce soir, comme tous les samedi soirs depuis que j'ai traversé l'Atlantique, je sors. Mais, ce soir, je sors le grand jeu pour m'abandonner sur les pistes de danse de Sauchiehall Street, je me déguise en (presque-)Ecossaise. Et oui, ce n'est pas tous les jours qu'une amie fait plus de 1000 km pour me rejoindre le temps d'une semaine. Alors, j'OSE : le mini-short, les leggings roses fluo, le polo tout aussi rose mais un poil moins fluo, les ballerines violettes et mauves. Là est la différence avec les Ecossaises, je ne porte pas de talon (et puis aussi, je ne suis pas maquillée au pistolet à peinture). Je me permets ses excentricité en l'honneur de Céline et aussi parce que je sais que je sors avec 2 autres amis qui ont appris à bien me connaître et que je ne choquerai pas.


Dans ma tenue haute en couleur, je descends les 3 étages puis la volée de marche à l'entrée de l'immeuble. Céline me suit, Erik et Frank sont là : "Hi, guys !". Un léger mouvement de la tête vers la droite, tout contre le mur, dans un angle mort et sous un éclairage blafard, un jeune homme à la tignasse brune et aux yeux verts : je n'assume plus si bien ma "fluorescence" ...

dimanche 26 décembre 2010

Joyeux Noël Felix !!!


A l'occasion du passage de l'homme en rouge, je suis rentrée dans ma campagne, retrouver ces gens qui me connaissent, m'amuser des habituels "Je t'ai vue toute petite, rolala, que tu as changée ! Ça te fait quel âge ?", me déguiser en Laura Ingalls (pas en Caroline, je fais pas assez bien les tartes aux pommes) pour me rendre aux écuries ...

Un Noël tout blanc et en famille !! Ce paysage de conte de fées devient bien inquiétant la nuit quand le gel, ayant paralysé les branches, rend chacun de leurs mouvements bruyants. Oui, je suis une grosse trouillarde ...

J'espère que vous avez vous aussi passé un bon Noël, que le gros barbu a été généreux et que tous les excès ont été permis.

Made in CHU


Il y a longtemps que je voulais publier cet article mais trop d'hésitations, pas assez de temps ... Noël n'est certainement pas la meilleure période mais peu importe, je me lance !

En novembre 2010, j'entre au CHU de Nancy (prononcez "chu" avec un air désabusé), rubrique Neurologie. Je le voulais, j'en ai rêvé, l'accueil est chaleureux et en quelques minutes, me voilà officiellement interne de neurologie, sur les rails, c'est parti !

Le saut dans le grand bain, si excitant, si effrayant. Vous me demandez comment cela se passe ? La version officielle, celle que je sers avec un sourire qui se veut convainquant : beaucoup de travail mais des médecins très disponibles, de vraies pointures, des cas intéressants voire déroutant (Dr House est un débutant à côté !), une équipe paramédicale charmante et encourageante, des externes à coacher, ce que je voulais faire depuis longtemps, etc ...
Mais côté pile, il y a un rythme de travail effréné, des journées à rallonge restreignant toute vie personnelle. "Je vis à l'hôpital" n'est plus un mythe. Une situation favorisée par notre sous-effectif. Chaque matin se réveiller en n'attendant qu'une chose, le moment où je me recoucherai, une journée de plus sera passée. Et chaque soir, penser qu'il faut remettre ça le lendemain, résignée. Pleurer, parfois, avoir envie d'abandonner, souvent mais continuer, ai-je vraiment le choix ?

Je me souviens de cette remarque anodine à première vue alors que j'avais 11 ans et une envie, être photographe reporter : "mais voyons, tu es intelligente, tu pourrais faire mieux !" Mieux ... mieux ? La génétique enseignée au collège titille ma curiosité, je serai chercheur en génétique. Au lycée, je rencontre un médecin qui me raconte que certains de ses amis chercheurs regrettent de ne pas avoir fait d'études de médecine. Bon d'accord alors, je ne serai pas ingénieur, je ferai médecine. Et puis, les premières années, les premiers stages, les premiers patients et je m'entiche de la neurologie.

Alors, revient une question, parfois : ai-je fait le bon choix ? Chacun se l'est posé une fois au moins, enfin je pense. Mais comment faire demi-tour à présent ? Je suis allée trop loin. Il ne me reste que 3 ans d'internat, pas tout à fait, ce serait trop bête d'abandonner, non ? Et puis, ce n'est pas dans mon caractère, terriblement têtue et pas si courageuse. Alors je continue, m'investissant dans tout ce qui peut me détourner de l'hôpital et tant pis si, parfois, le soir, je verse quelques larmes.

dimanche 17 octobre 2010

As time goes by ...

Cela fait 5 ans maintenant, 5 ans sans ton sourire énigmatique, tes mystères, ton humour, sans nos soirées cinéma – Haägen Dasz, sans les virées dans ton Bré-ak, sans les longues promenades nocturnes dans les rues lyonnaises, sans les soirées surprises à Annecy, sans nos goûters rue Salomon Reinach, les pâtes à la carbonara, les soirées dvd, sans tes peurs, sans mes peurs, sans nos fous rires, sans les révisions au "frigo", sans voler les vélos pour de faux, sans nos conversations téléphoniques à n'en plus finir, sans jouer au Badminton en pleine nuit ni finir une bouteille de Marsala à deux, sans interpréter nos rêves tordus, sans ma jalousie, sans escalader les grilles de la fac, sans retourner à New York alors que nous nous l'étions promis, sans nos échanges musicaux, sans notre formidable collaboration anglophone, sans tes départs précipités, tes silences, tes mensonges, nos retrouvailles, notre merveilleuse complicité, sans cet indescriptible sentiment qui nous unissait ...


Tu vois, je n'ai rien oublié.


Tu m'as manqué, tu me manques ... et pour longtemps.

mardi 5 octobre 2010

Prix Nobel

Hier, le prix Nobel de Médecine a été attribué à Robert Edwards, père de la fécondation in vitro dans les années 70.

Un prix assurément mérité pour son avancée scientifique, pour avoir changé la vie de milliers de couples stériles, pour avoir fait naître le bonheur dans ces familles, pour avoir essuyé les condamnations des frileux et de l'obscurantisme religieux, etc ...

Et puis surtout, sans la FIV, je serais fille unique.

dimanche 1 août 2010

Magicians do not exist

Ma dernière virée solitaire au cinéma

Dans l'Illusionniste, je retrouve des personnages aussi truculents que ceux des Triplettes de Belleville mais cette fois-ci, on quitte l'humour loufoque pour un univers plus intimiste.

Inspiré d'un scénario oublié de Jacques Tati, l'histoire à la base était prévue à Pragues. Mais Sylvain Chomet, envouté après un voyage en Ecosse, décide de déplacer l'action entre les Highlands et Edinbourgh.

Et là, j'ai retrouvé ce qui m'avait frappé là-bas : la poignée de main rude qui fait grincer les phalanges, puis l'accolade, une fois adoptés, aussi sincère qu'inattendue, le caractère rude, décalé, généreux des Higlanders, le côté "posh" d'Edinbourgh. Bien que ce soit un film d'animation, le réalisateur a su rendre les paysages vallonés et humides, l'ambiance des pubs, la belle capitale Ecossaise et même Arthur's seat !

Pour en revenir à l'histoire, Tatischeff, illusioniste de son état, confronté à la baisse d'intérêt pour son art, se voit contraint à l'exil outre Manche pour tenter de survivre. Il monte jusqu'au fin fond des Highlands pour se produire dans un hôtel - pub. La jeune Alice, employée de l'établissement, incroyablement naïve et
charmée par la gentillesse du magicien, décide de le suivre jusqu'à Edinbourgh où Tatischeff tente de vendre son spectacle de tours de passe-passe mais se voit rapidement obligé à courir après les petits boulots. L'hôtel est peuplé de curieux personnages, à la fois drôles et tendres.
C'est la fin de l'illusionniste !

Pour résumer : c'était vraiment bien ! :D

dimanche 25 juillet 2010

Il y a si longtemps ... que je t'attends ... mais là n'est pas la question !

Il y a un an, je prenais le train à Belgrove Station pour savourer mes dernières journées au Beatson, je goutais à tous les plaisirs de Glasgow, je m'apprêtais à déménager pour une coloc joyeusement masculine et bordélique et je tombais amoureuse de l'Ecosse ...

Et depuis :
* Après un Mervans - Paris - Lognes, j'ai scellé mon destin en tant qu'interne de spécialité médicale à Nancy.



* Je suis retournée à Glasgow pour une petite semaine, retour aux pubs, aux pintes, ses rues que j'ai arpentées encore et encore, ses parcs, l'île d'Arran, etc ... et toujours en mois l'idée grandissante de m'y installer un jour.

* J'ai pris la route pour Verdun (... la bataille !) un dimanche 1er novembre, regard dans le rétroviseur et larmes au bord des yeux. Après avoir quitté l'autoroute, je serpente entre champs de bataille et cimetières militaires, sous un ciel lourd, l'ambiance est posée. Je fais mes premiers pas d'interne dans l'équipe délicieusement déjantée de Médecine Physique et Rééducation. Dès le premier jour, j'apprends une vieille légende qui prétends que, comme dans le Nord, on pleure en arrivant à Verdun et en partant. Il me faudra 6 mois de bonheur au pays des rollators et des jambes en plastique et en "colocation" avec une trentaine d'internes pour expérimenter la véracité de la légende. Je quitte le CH Saint-Nicolas, des larmes chaudes inondant mes joues, ils m'ont bien eu !

* J'ai été adoptée par une tribu de Nancéiens.
















* J'ai emménagé sous les com
bles, à 2 pas de la place Stanislas et du jardin de la Pépinière, en plein Nancy. Une véritable équipe de déménageurs a participé à l'ascension des cartons et meubles divers jusqu'au 4ème étage et le sommier passe tout juste dans la dernière volée de marches qui mène à mon nid douillet. Merci merci merci !

* J'ai poursuivi ma vie d'interne à Thionville (Thionthion pour les intimes !) en Neurologie, finalement dans la maquette !! Les angoisses du tout premier choix de stage s'estompent, se pourrait-il que je finisse Neuneurologue ? Autre lieu, autre ambiance, l'hôpital n'est pas comparable au microcosme de Verdun, les relations sont plus que tendus avec le service de radiologie. La vie s'organise à l'internat, avec barbecue tous les jeudis, qu'il pleuve ou qu'il vente !

* J'ai pendu ma crémaillère, de jolis cadeaux ... à quand la prochaine Crêpes Party ?

* J'ai aidé mon frère à emménager dans un nouvel appartement, adieu les pentes de la Croix Rousse, son nouveau chez lui est de toute beauté ! J'en serais (presque) jalouse .. C'était aussi l'occasion d'un retour éclair à Lyon, nostalgie, nostalgie ...


* J'ai joué au jeu de l'amour et du hasard en Irlandais, à 3 reprises ... et j'ai perdu : 1 fois ... 2 fois ... 3 fois ... On me dit têtue ? Je dirais obstinée dans mes erreurs !

* J'ai découvert que pour certains, la Lorraine s'apparentait au Mordor niveau difficulté d'accès et attractivité.


* J'ai inspiré Giorgio Armani qui a tout naturellement nommé son dernier parfum "Aqua di Gioia". Et ouais !

* J'ai pu recommencer mes moqueries spéciales "Tour de France" et en jetant un coup d'oeil au programme télé, l'avant-tour, le tour et l'après-tour, on frise l'overdose de jambes épilées et de grimpette en danseuse !

lundi 5 octobre 2009

Little Gioia is back !

Après une (trop) longue absence, me voici de retour. Petit récapitulatif rapide de ma vie :

1. Je suis rentrée d'Ecosse, des images, des souvenirs pleins les yeux et surtout une étrange sensation : celle d'être en France comme en vacances, pour une durée limitée et que ma vie est à Glasgow. A côté de ça, j'ai tenté le jeu de l'amour et de la (très) longue distance mais les centaines de miles qui nous séparent ont eu raison de nos espoirs. Se cogner à un "I want that we stay friends" n'est pas moins douloureux dans la langue de Shakespeare, surtout après avoir organisé une échappée outre-atlantique. Le projet de partir vivre pour de bon à Glasgow mûrit chaque jour ... wait and see.

2. Je me suis lancée dans les cours d'anglais, dans l'idée première de financer un retour rapide chez les hommes en kilt mais aussi pour continuer à parler cette langue, rester connectée à Glasgow. Parler anglais me manque même si j'ai bien souvent râlé après ces mots que je ne connaissais pas alors que j'avais tant à dire. Je n'ai que 2 élèves, on ne peut pas dire que je sois débordée mais j'aime ça.

3. Je me suis rendue à l'amphi de garnison, à Lognes, pour sceller mon destin : spécialités médicales à Nancy, à moi la quiche (pas moi, l'autre) et l'eau de vie de mirabelle ! C'était l'occasion de passer quelques jours avec ma cousine à Paris : initiation aux transports en commun parisien, visites, marche, pubs, sorties, découvrir qu'un jean un tantinet moulant et un T-shirt peuvent constituer une tenue indécente (si si, je vous jure) ... à quand le prochain séjour ?!

4. Retrouver mes amis (et en rencontrer d'autres) à l'anniversaire de So : une fantastique soirée ! Notre culture musicale a fait des étincelles ... enfin, pas forcément dans le positif et j'en connais une qui va faire des ravages sur les pistes.

5. Faire mes cartons, détailler au marqueur leur contenu, hésiter à les jeter par la fenêtre puis se résigner à monter et descendre les 3 étages encore et encore, empiler tout ça dans ma voiture, rouler 180 km, musique à fond, chantant, dansant, parlant, riant et tout ça toute seule et enfin, stocker mes affaires dans le grenier ... prêtes pour un prochain déménagement.

mercredi 17 juin 2009

Tous en kilt


Pour suivre mes aventures au pays de la cornemuse cet été, connectez-vous sur Tous en kilt !

Et pour tous ceux qui ont envie d'une petite carte, faites-moi passer vos adresses ;)
Vous allez bien me manquer les amis ...

See you*

mercredi 29 avril 2009

Faites-moi rêver


Lundi m'offre ma dose de rêve, un vrai shoot de bien-être : Charlie Winston en show case à la Fnac Bellecour. Sa musique prend possession de mon corps, sa voix m'ensorcelle, son sourire m'embrase et quand, lorsque il entend mon prénom pour la dédicace, il répond "c'est beau" avec juste ce qu'il faut d'accent, les hormones prennent le contrôle là-haut (enfin, à 1m59 ET DEMI du sol) : Charliiiiiiiiiiiie !! Photos formellement interdites, dommage mais tout est gravé dans ma tête (qui, soit dit en passant, ne tient pas dans les chapeaux "taille unique" ... ah oui, "taille unique" ne correspond pas à un tour de tête de 59-60 cm).

Cette semaine se passe dans les nuages ... Mon rosier, tout nou
veau pensionnaire de ma micro-jungle de rebord intérieur de fenêtre, donne tout ce qu'il a pour me rendre heureuse : sa première fleur a déjà fané mais ses boutons commencent même à faire de l'oeil à mon orchidée, hautaine au possible avec ses grandes fleurs violettes. Si les roses peuvent être sensibles à la musique, je suis prête à lui balancer du "Eye of the tiger", du "I will survive" ou autre "We're the champions" à pleine puissance pour qu'il fasse mon bonheur encore quelques jours.

Même le Jardin des Plantes m'offre ma madeleine à moi : l'odeur de l'herbe fraîchement coupée. Les étés à la maison, les cerises mangées dans les arbres, nos cabanes haut perchées parfaitement INsécurisées, les batailles d'eau, les révisions du brevet à l'ombre des groseillers, une partie de badminton en pleine nuit éclairée tant bien que mal par le projecteur, après une bouteille de Marsala à 2 largement entamée, etc ... Mais avec les années, le rhume des foins s'est invité à la fête, il faut désormais compter avec les yeux rouges, les éternuements e
t le nez qui coule mais rien ne pourrait venir gâcher mon plaisir !

Il faut tout de même rendre à César ce qui est à César car, en matière de "vendez-moi du rêve!", la palme revient au Guide du Routard - Ecosse 2009. Aucun commentaire, je vous laisse juger par vous-même :