lundi 23 juin 2008

WE d'enfer !


Avec l'alcool la fête est si folle ... Rock endiablé ... Danses envoutées/envoutantes ... Parfum de nouveauté ... Ambiance d'hôtel à la maison ... Sous-entendus complices & Rumeurs galopantes ... Talking about "émancipation de la femme" ... Grains de Beauté indélébiles ...

I Feel Good, mmh ... So Good !!

jeudi 19 juin 2008

Et voilàààà !!

Et voilà : finies les gardes aux Urgences, finies les examens, finis les "j'vais attendre combien de temps ? 4h ??? ça fait long pour un mal de gorge ...", finis les sujets pas au programme, finis les appels à l'interphone et les "on aurait besoin d'un ECG à la banque, merciiii !", finis les "y a le SAMU" avec une voix toute apeurée, finis les roupillons pliés en 5 après la traque du fauteuil le plus confortable et même finie la pluie...

A moi l'été et ses promesses, ses projets, son voyage en Italie, mes lunettes de soleil, ses coups de soleil, ses rencontres ... et avec un sourire aussi radieux que la jolie Marylin :D

dimanche 8 juin 2008

Plus qu'une!


Avant dernière-garde à N, dans une ambiance de - plus ou moins - doux n'importe quoi. Une journée marquée par les cafés double-touillette du distributeur ... un signe ? Tout a commencé par une patiente plutôt masculine qui me demande si l'examen clinique que je suis en train de lui faire est un "test pour androgyne", avec limite un clin d'oeil ... premier malaise : "Madame, je sais que j'ai un charme irrésistible mais tout de même!" ^^

Et puis surtout, la nuit à la banque d'accueil où mon complice de galère me propose de déboutonner un peu plus ma chemise pour retenir les patients aux envies suicidaires. Même pas la peine! Puisque sans me donner tout ce mal, j'ai eu droit à une réelle déclaration : "
vous êtes si ravissante, je ne pourrais partir sans vous dire au revoir" ... voilà, j'ai enfin compris l'intérêt de l'externe d'accueil : empêcher les patients aux envies suicidaires de repartir dans la nature!! Et sans déboutonner sa chemise! ;) Je sais, je suis un amour ... isn't it ?Mais aussi, les appels à l'interphone avec ma "petite voix", le pétage de plomb de 1h du matin : un bisou sur la joue de la part de l'interne dans l'euphorie du "y a plus personne à la banque!!", le festival du j'viens-pour-des-PAS-urgences vers 2-3 heures du matin ... N, quoi!

Enfin, j’entre dans le métro, branche mon iPod ; Oasis et don’t look back in anger envahissent mon esprit. Je perds pied, je m’envole, je suis loin, très loin, je pense à TOI et, d’où tu es, je suis certaine que tu le sais.

Oh, no, Sally, don’t look back in anger …



dimanche 1 juin 2008

Dr Quinn

Un petit message adressée à toutes celles qui ont déjà eu droit à ce dialogue :
Vous - "Bonjour, je suis étudiante en médecine" *air enjoué*
La patiente - "ah oui; et en quelle année ?"
Vous - "en 5ème année" *pleine de fierté*
La patiente - "ah, et il vous reste combien d'années"
Vous - "Alors, dans un an, je vais passer le concours de l'internat (qu'on appelle maintenant Examen Classant National) et ensuite, je serai encore interne pendant 4 ans"
La patiente - "ah *air impressionné*, c'est long, ça fait 10 ans en tout alors ? Et tout ça pour devenir ... INFIRMIERE!"
Et là vous fulminez, non pas que vous méprisiez les infirmières mais bon quand même 10 ans!! et vous ajoutez, esquissant un sourire, les dents serrées : "non médecin, Madame"
.

Adressé aussi à nos internes filles qui, faisant le tour avec un externe mâle, ont eu droit aux patients les appelant "infirmière" tandis qu'ils servaient du Docteur à cet externe de 4ème année, certes, mais un homme!

Mais vous n'avez jamais vu Dr Quinn sur M6 à l'heure du déjeuner, malgré ses 12 rediffusions??!!


La panique

Il faut que je vous raconte ma dernière aventure. Pour planter le décor, j'aborde ma garde de mercredi dernier avec à l'horizon, mon exam de certificat d'anatomie descriptive et topographique vendredi. Donc pas de problème, je peaufinerai mes cours jeudi soir et vendredi matin ... tranquille!

Matin de garde : mes coexternes de 4ème année me parle d'un certif' d'anat' trop trop dur que leurs potes révisent pour jeudi au maximum de leur stress. Pleine d'applomb, je leur assure que je passe moi aussi un certif' d'anat' mais vendredi. Le doute finit tout de même par s'insinuer en moi, j'apelle un ami à midi : "oui, Gioia, je suis désolée, mais le certif' c'est bien demain". Et un vent de panique souffle sur le pavillon N !! Mais vite rassurée car en veille d'exam, on peut partir à minuit; je calcule donc qu'avec 6h de sommeil, 5h de révisions, je serai au taquet! Pas si pire alors ...

Tout l'après-midi, je suis à la banque d'accueil, je fais donc standardiste avec sthétoscope autour du cou : "Bonjour, qu'est-ce qui vous amène ? 5h d'attente". A 20h, je rejoins mon secteur de garde : l'UHCD (Unité d'Hospitalisation de Courte Durée; en gros une hospitalisation post-urgence de moins de 24h). Mon coexterne m'informe que notre interne de garde n'est pas encore arrivé ... no panic! Ce n'est peut-être qu'un léger retard, on y croit très très fort ...

21h : toujours pas d'interne. On se renseigne à droite, à gauche; verdict : nous n'aurons pas d'interne pour la nuit. Et là, évidemment, hors de question pour moi de laisser mon coexterne seul après minuit, sachant qu'à l'UHCD, le gros de l'action se situe justement la nuit! Et là, oui, j'avoue, c'est la panique !!!

Jeudi, 14h à Laënnec, après 2h de dodo (1 à au pavillon N, 1 chez moi) et quelques coups d'oeil sur les points principaux des cours, je lutte contre le sommeil, prête pour le massacre. Mon voisin de table en s'asseyant me lance : "j'espère que tu sais tout!". Et là, je retourne ma tête de déterrée vers lui et articule difficilement : "je crois que tu as pris le mauvais numéro : je croyais que l'exam était vendredi, j'étais de garde hier et j'ai dormi 2h". Il n'ajoute rien, juste sa mine dépitée. Les sujets sont distribués, je réussis à tenir éveillée 1h30 pour remplir un copie qui, à mon sens, mérite la moyenne.