dimanche 14 décembre 2008

Un dimanche matin habituel

Un dimanche matin comme les autres :

Vernis rose - Candy sur les ongles,


Bottines d'équitation, pantalon de cheval en velours, sweat-shirt du 14 ans, je pars chercher le pain et le journal dans mon petit village en tenue de choc, prête pour ma mission suivante : nettoyer le box de mon cheval, nourrir mes grosses bestioles, aller puiser de l'eau au puits, monter au foineau (et oui, chez nous, on corse la difficulté, on stocke foin et paille en hauteur ... sinon c'est moins drôle!), en descendre bottes de foin et de paille, faire du box d'Arthy Fils un nid douillet; non, ne zappez pas, vous ne regardez pas un épisode de la famille Ingalls !


Et tout ça avec mes ongles généreusement vernis de rose fuschia; ma touche de féminité derrière le foin dans mes cheveux!

mardi 9 décembre 2008

Lumineuses Lumières


Plongée dans cette nuit lyonnaise largement éclairée par la montée de la grande Côte qui satisfait pleinement mon goût pour le voyeurisme : malgré la résidente du 4ème qui nous houspille, nous nous entassons devant la fenêtre du psy en pleine consultation de sœurs siamoises (un signe ? serions-nous tous à analyser ?), juste en face de la loge de la concierge, cette commère !

Descente jusqu’aux Terreaux, où je m’émerveille devant les jeux de lumières d’un gentil géant : sourire d’enfant et yeux écarquillés, je suis aux anges ! J’y passerai bien la nuit mais les Lumières n’attendent pas.

Déambulation en direction des Jacobins où des poissons à la plastique étonnante volent, courent sur les murs, jouent à cache-cache et s’illuminent. Puis nous nous égarons à Bellecour : 1ère déception, 1er aperçu de la basilique bleutée de Fourvière.


Traversée de la Saône où j’admire l’harmonie bleue, à peine teintée de quelques instants de rouge, de vert de Fourvière et la cathédrale Saint-Jean. A mon arrivée sur la place Saint-Jean, je suis saisie par les couleurs chatoyantes de la façade. Les statues disparues ont repris leur place grâce à la lumière, je parviens même à imaginer (à espérer ?) que l’édifice est naturellement aussi coloré, aussi chaleureux.

Mais il faut songer à poursuivre mon périple, aidée par un verre de vin chaud. Prochain arrêt : la place au Change et une nuée d’insectes agités, grésillant se cognent aux vitres d’une cabine téléphonique, d’une caravane, des lampadaires et de bâtiment de change. Papillons, libellules et autre volants si bruyant sont presque réels, angoissant.

A deux pas, la gare Saint-Paul offre sa façade aux jeux de mots sur le thème du train : de l’Orient Express au Transsibérien, du boute en train au train d’enfer. Un environnement sonore aurait été le bienvenu, rendant l’animation plus vivante, plus accrocheuse.


Je quitte le Vieux Lyon pour un dernier détour par l’église Saint-Nizier, je n’ai décidément pas envie de faire mes adieux au 8 décembre 2008. La lumière suivant son incidence met en évidence les différents éléments de l’église, comme je ne l’avais jamais vue. Mais là encore, cela manque un peu de vie : un peu trop lent, un peu plus hermétique sans déception pour autant.

Il faut songer à rentrer : mon dernier bain de foule et mon dernier vin chaud et aussi une dernière surprise. Le lycée La Martinière a illuminé ses fenêtres en noir et blanc ; décidément difficile à quitter ces Lumières …

Et voilà, l’ascension des pentes, de mes 3 étages, je retrouve mes lumignons éteints sur les fenêtres, il est temps de fermer les yeux, la tête pleine d’étincelles !

mercredi 19 novembre 2008

Le miracle de la vie

Mon cycle de garde en salle d'accouchement s'achève; au-delà de l'appréhension initiale, j'en garderai un "miraculeux" souvenir.

Je fais partie de ceux qui se moquent, gentiment bien entendu, des personnes s'extasiant devant une naissance, le "miracle de la vie" comme ils disent avec les yeux pétillants, essayant courageusement mais en vain de nous rallier à leur cause. Car pour moi, jusqu'à cette confrontation, une naissance c'était évidemment l'arrivée d'un petit être, fruit de l'amour de 2 autres (quoique à ce propos, on n'est pas toujours dans un conte de fées) mais surtout de la douleur, du sang, de la chair malmenée, étirée, déchirée, de la peau frippée, recouverte d'un étrange enduit blanchâtre, un petit visage grimaçant; rien de "miraculeux" dans tout ça. Mais voilà, à ma première césarienne, je me suis laissée prendre. Je suis parcourue d'une étrange sensation; pas de chaleur ni de sueur, pas de sensation de tête vide, non, ce n'est pas un malaise vagal ... mes yeux sont humides, des larmes ?! J'ai du mal à y croire, là, devant ce bébé né par césarienne, loin de l'image d'Epinal habituelle, je suis prête à verser ma petite larme. Moi, la refractaire à toute forme d'attendrissement face à une naissance, je suis en train de craquer ! J'oublie le côté purement médical, mécanique de la chose; c'est un cri que j'entends, le premier cri d'une petite fille de 4 kg 330 et je fonds.

J'ai poursuivi mon immersion dans ce bouillon émotionnel : césariennes et accouchements par voie basse, filles ou garçons, petites crevettes et gros bébés, bien à l'heure ou prématurés, bien vigoureux ou aux débuts dans la vie plus difficiles ... Hommes et femmes m'ont laissé m'immiscer dans cette intimité, ils ont pu surprendre mes yeux écarquillés, et mon sourire béat caché derrière mon masque. Tout se mélange en ce moment crucial; l'inquiétude et l'euphorie, le désespoir et le courage, la colère et la joie, la douleur et le bonheur, les cris et les pleurs.Les futurs papas m'ont particulièrement touchée, leurs émotions sont explosives, ils ont l'air de petits garçons, fragiles, un peu perdus face à l'intensité de l'évènement et ... heureux.

Peut-être ai-je été particulièrement sensible en ma qualité de future mère potentielle ? En tout cas, tout ça pour moi, c'est pour dans bien bien longtemps ...

samedi 1 novembre 2008

Merci, les copains !!

Un mercredi soir pas comme les autres :

ascension de la Croix Rousse,
13 à table sans aucune superstition, et la table des enfants,
ambiance de feux de camp, discussion à bâtons rompus
émue à 2 doigts de verser quelques larmes,
martini vodka rhum & co, Gressini lasagne tiramisu e tutti quanti,
une hôte trop gâtée pour ses 22 ans ...


°Oo Je suis sur un petit nuage, aucune envie d'en descendre oO°


Merci à vous tous les amis !!!


And after all, you're my wonderwall ...



PS
: A la recherche de qui voudra bien me masser avec un lait fouetté à la guimauve ...


Et pour les photos, c'est par ici
(merci Sophie!)

dimanche 24 août 2008

Souvenirs 1 - A la sortie de l'école

Sous la douche me reviennent des souvenirs d'enfance, de sortie d'école. Les mères sont "presque" sur leur trente-et-un, elles sont maquillées, ont travaillé leur coiffure, ont sorti chemises et vestes aux couleurs chatoyantes pour récupérer leurs marmots. Ma mère arrive; Jean-Baskets et T-shirt, les paupières au naturel, les lèvres roses mais sans artifice ... l'élégance n'est pas là où on l'attend. Et pas seulement parce qu'on ne peut pas dire que le bon goût soit omniprésent à la sortie de l'école rurale. L'incarnation de la liberté, l'anticonformisme comme idéal; c'est décidé, plus tard, je ferai pareil. Quand elle sort de la voiture, je l'admire. Elle se fiche éperdument de ce que les rombières pourraient penser (en tout cas, c'est ce qu'elle montre). Dès les premières sorties d'écoles, maquillage excessif cache-misère, discussions de basse-cour entre tenues chamarrées, je trouverai ça "nul" (ce que l'on a de plus fort comme mot à 5 ans pour manifester notre réprobation).

Même sans être physiquement dans la cours de récré, Maman impressionne. Alors que pour effrayer leurs tyrans, les gosses rivalisent d'imagination : "mon père est policier d'abord!"; "et le mien il est champion de l'univers de karaté!"; je n'ai pas besoin de mentir. Un simple "si tu m'embêtes, j'apelle ma maman!" suffit à faire fuir mon agresseur. Ils connaissent tous le phénomène, ils savent qu'elle n'a pas peur, ni des bonnes moeurs, ni du qu'en dira-t-on : on ne touche pas à ses enfants; POINT!

Mais c'est bien au-delà, je n'en suis pas fière parce qu'elle peut faire peur aux sales mioches, ni parce qu'elle illumine en Jeans Ober le troupeau des mères à la sortie d'école mais parce que le 1er avril de mon année de CP, elle a coincé un poisson d'avril sous les essuies-glaces de mon maître. A ce moment, dans ma tête d'enfant de 6 ans, ce poisson incarnait la dérision mais bien plus loin, la liberté! Avec ma mère, la différence est érigée sur un piédestale; il faut savoir la valoriser, la défendre, la consolider, la bichonner ... l'altérité comme idéal de vie! Ce mode de pensée m'a sauvé; même si l'Education Nationale a fait son oeuvre par la suite, s'est acharné à bien lisser les angles.


Au modèle Jean-Basket comme totem de l'anticonformisme, au(x) poisson(s) d'avril, aux menaces de cour de récré, à nos rêves d'enfants, à la liberté!

samedi 16 août 2008

No white nights - No black ideas

Allongée dans mon lit, incapable d'éteindre la lampe de chevet, peur de me retrouver seule, dans le noir, avec mes inquiétudes. Ceux qui me sont très proches peuvent connaître certains évènements à l'origine de mes tracas. Et pour les autres ...il m'arrive de culpabiliser car ma vie est bien plus dorée que celle de la plupart des gens.

Tout ceci est probablement passager ... ou pas. J'imagine que mon cafard s'évanouira avec celui (ou celle) qui me prendra dans ses bras, écoutera mes lamentations, m'embrasera sur le front, me regardera dans les yeux pour me dire que tout ira bien et que je croirai.

A ranger dans le placard des rêves, sur la même étagère que le prince charmant sonnant chez moi à l'improviste pour m'enlever à l'autre bout du monde.

mercredi 30 juillet 2008

Carnet de Voyage

Mardi 15 juillet (4h du matin) : Départ pour l'Italie
Je conduis la voiture de mon Nonno jusqu'à après Milan : ouf ! Il est temps que je m'arrête ... Mon grand-père reprend le volant et j'ai peur pour ma vie. A 80 ans, 160 km/h et déboîtage sans vérifier l'angle mort ... ACHTUNG ! Je hausse le ton, mon grand-père se tiendra tranquille jusqu'à ce que l'on arrive à bon port, non sans quelques ruminations.
Mes 1ers jours : courses, sieste, jardinage; je prends mes marques en italien.

Samedi 19 juillet : Al lago di Caldonazzo
Toujours aussi beau ... L'eau toujours aussi chaude ...
Maman trouve très drôle de détacher les noeuds de mon bikini. Je rattrape rapidement les cordelettes de ma culotte mais me voilà en top-less bien malgré moi ! Et Victor agite mon soutien-gorge tel un trophée au bout du pied du parasol. Vite, j'enfile ma robe et le récupère avant qu'il ne le jette à l'eau ou sur les jeunes anglais installés à côté de nous.

Dimanche 20 juillet : Les visites à la famiglia
Petite visite surprise d'Adriano Marcer sul borgho, toujours aussi charmant, il ajoute après m'avoir reconnue "sei propria una gioia" ... très forts ces italiens! Et puis, pendant que les garçons sirotent Martini ou verre de vin, ma grand-mère, ma mère et moi nettoyons un brin la maison ... comment ça, le machisme n'est pas mort ?!
Après la sieste, en route pour Pian du Coltura à la rencontre des 5 frères et soeurs Mione, dans leur petit coin de paradis! Leur accueil est très chaleureux, je me risque à quelques mots d'italien, Francesca nous sort un bouteille de liqueur de mandarine ... "proprio" un délice! D'ailleurs, nous repartirons avec la bouteille.
On enchaîne avec une visite à Gina (Bigoudin') et Luigi : le débit de parole de Madame s'équilibre avec la timidité de Monsieur, qui d'ailleurs ne parle qu'en dialecte et je n'y comprends rien ! De toute façon, pour Luigi, seul mon frère compte, le dernier Mione ... un bel maschio!
Tous les hommes de la famille que j'ai rencontré ce jour-là se sont enquis de savoir si j'avais "un fidanzato". Peut-être qu'à mon retour de la mer une file de prétendants m'accueillera ou bien quelques courriers ...
J'allais oublier, ce jour-là, j'ai fait très fort niveau maladresse. Au cours d'une discussion animée, j'ai planté mon coude dans ma tasse et me suis renversée le café brûlant sur les cuisses ... BRAVA !

Lundi 21 juillet : Andiamo a Caorle!!

Mardi 22 juillet : Une journée à la plage ...
... conclue par un cocktail : CAPRICE (martini dry, campari,succo d'arancio e vodka fragole), IL est fait pour MOI !! Et le retour à l'hôtel en vélo ... ça zigzague! Mais pas de morts à ma connaissance.

Vendredi 25 juillet : Venezia
Toujours aussi merveilleuse ... jamais je ne m'en lasserai ! J'ouvre grand mes yeux pour ne pas en perdre une miette, et j'en ramène un masque.
Le soir, pour nous détendre de cette journée bien chargée, petit "bain de minuit" (en fait plutôt "de 21h"). A cette heure-là, la mer et le ciel se confondent, c'est à la fois magique et inquiétant. Je suis avec mon frère alors des passants lancent : "Regarde les mariés!" Euh non ! Mon frère n'a pas l'intention de se marrier à 17 ans et ... euh, c'est MON FRERE !

Samedi 26 juillet : Découverte de la Piña Colada ...
... MIAM !

Dimanche 27 juillet : Doppo la prima colazione ...
... j'ai osé dire à Matteo qu'il ressemblait à Romain Duris; mon italien est approximatif, il ne le connait pas mais je suis fière de moi !!

Lundi 28 juillet : Ultimo giorno in Caorle
Passé sur la plage, à peine troublé par Marino Moscardino et "Anti-Stress, biliga, biliga", j'en profite un maximum!
Sur le chemin du retour, je sais désormais que notre retour en France sera anticipé pour des "raisons diplomatiques". Je garde le sourire déclenché par le souvenir des au revoir de ce matin, je garde longtemps le goût et l'odeur de l'eau salé sur mes mains, je regrette les moustiques et le sable brûlant ... je ne veux pas partir, je ne veux pas rentrer.


Pour voir les photos, c'est par ici




dimanche 6 juillet 2008

Offre Spéciale

Profitez des soldes avec cette offre spéciale :

Contre votre adresse, je vous promets une petite bafouille vénitienne; délai d'acheminement non garanti (l'insouciance italienne je suppose).

Alors là, j'attends que vous vous battiez, et pourquoi pas à mort, pour ce qui, je n'en doute pas, est un immense privilège : une carte postale inespérée, et de ma part qui plus est, vous attendant sagement dans votre boîte aux lettres et sur laquelle je détaillerai mon programme très chargé - farniente intensif - pendant que vous trimez comme des forcenés dans la chaleur étouffante de l'été.
Et je sais que vous m'en remercierez ...

Qui a dit qu'il allait me pousser sous le métro ? Qui ?

Allez, sans rancune ... j'attends vos adresses !

lundi 23 juin 2008

WE d'enfer !


Avec l'alcool la fête est si folle ... Rock endiablé ... Danses envoutées/envoutantes ... Parfum de nouveauté ... Ambiance d'hôtel à la maison ... Sous-entendus complices & Rumeurs galopantes ... Talking about "émancipation de la femme" ... Grains de Beauté indélébiles ...

I Feel Good, mmh ... So Good !!

jeudi 19 juin 2008

Et voilàààà !!

Et voilà : finies les gardes aux Urgences, finies les examens, finis les "j'vais attendre combien de temps ? 4h ??? ça fait long pour un mal de gorge ...", finis les sujets pas au programme, finis les appels à l'interphone et les "on aurait besoin d'un ECG à la banque, merciiii !", finis les "y a le SAMU" avec une voix toute apeurée, finis les roupillons pliés en 5 après la traque du fauteuil le plus confortable et même finie la pluie...

A moi l'été et ses promesses, ses projets, son voyage en Italie, mes lunettes de soleil, ses coups de soleil, ses rencontres ... et avec un sourire aussi radieux que la jolie Marylin :D

dimanche 8 juin 2008

Plus qu'une!


Avant dernière-garde à N, dans une ambiance de - plus ou moins - doux n'importe quoi. Une journée marquée par les cafés double-touillette du distributeur ... un signe ? Tout a commencé par une patiente plutôt masculine qui me demande si l'examen clinique que je suis en train de lui faire est un "test pour androgyne", avec limite un clin d'oeil ... premier malaise : "Madame, je sais que j'ai un charme irrésistible mais tout de même!" ^^

Et puis surtout, la nuit à la banque d'accueil où mon complice de galère me propose de déboutonner un peu plus ma chemise pour retenir les patients aux envies suicidaires. Même pas la peine! Puisque sans me donner tout ce mal, j'ai eu droit à une réelle déclaration : "
vous êtes si ravissante, je ne pourrais partir sans vous dire au revoir" ... voilà, j'ai enfin compris l'intérêt de l'externe d'accueil : empêcher les patients aux envies suicidaires de repartir dans la nature!! Et sans déboutonner sa chemise! ;) Je sais, je suis un amour ... isn't it ?Mais aussi, les appels à l'interphone avec ma "petite voix", le pétage de plomb de 1h du matin : un bisou sur la joue de la part de l'interne dans l'euphorie du "y a plus personne à la banque!!", le festival du j'viens-pour-des-PAS-urgences vers 2-3 heures du matin ... N, quoi!

Enfin, j’entre dans le métro, branche mon iPod ; Oasis et don’t look back in anger envahissent mon esprit. Je perds pied, je m’envole, je suis loin, très loin, je pense à TOI et, d’où tu es, je suis certaine que tu le sais.

Oh, no, Sally, don’t look back in anger …



dimanche 1 juin 2008

Dr Quinn

Un petit message adressée à toutes celles qui ont déjà eu droit à ce dialogue :
Vous - "Bonjour, je suis étudiante en médecine" *air enjoué*
La patiente - "ah oui; et en quelle année ?"
Vous - "en 5ème année" *pleine de fierté*
La patiente - "ah, et il vous reste combien d'années"
Vous - "Alors, dans un an, je vais passer le concours de l'internat (qu'on appelle maintenant Examen Classant National) et ensuite, je serai encore interne pendant 4 ans"
La patiente - "ah *air impressionné*, c'est long, ça fait 10 ans en tout alors ? Et tout ça pour devenir ... INFIRMIERE!"
Et là vous fulminez, non pas que vous méprisiez les infirmières mais bon quand même 10 ans!! et vous ajoutez, esquissant un sourire, les dents serrées : "non médecin, Madame"
.

Adressé aussi à nos internes filles qui, faisant le tour avec un externe mâle, ont eu droit aux patients les appelant "infirmière" tandis qu'ils servaient du Docteur à cet externe de 4ème année, certes, mais un homme!

Mais vous n'avez jamais vu Dr Quinn sur M6 à l'heure du déjeuner, malgré ses 12 rediffusions??!!


La panique

Il faut que je vous raconte ma dernière aventure. Pour planter le décor, j'aborde ma garde de mercredi dernier avec à l'horizon, mon exam de certificat d'anatomie descriptive et topographique vendredi. Donc pas de problème, je peaufinerai mes cours jeudi soir et vendredi matin ... tranquille!

Matin de garde : mes coexternes de 4ème année me parle d'un certif' d'anat' trop trop dur que leurs potes révisent pour jeudi au maximum de leur stress. Pleine d'applomb, je leur assure que je passe moi aussi un certif' d'anat' mais vendredi. Le doute finit tout de même par s'insinuer en moi, j'apelle un ami à midi : "oui, Gioia, je suis désolée, mais le certif' c'est bien demain". Et un vent de panique souffle sur le pavillon N !! Mais vite rassurée car en veille d'exam, on peut partir à minuit; je calcule donc qu'avec 6h de sommeil, 5h de révisions, je serai au taquet! Pas si pire alors ...

Tout l'après-midi, je suis à la banque d'accueil, je fais donc standardiste avec sthétoscope autour du cou : "Bonjour, qu'est-ce qui vous amène ? 5h d'attente". A 20h, je rejoins mon secteur de garde : l'UHCD (Unité d'Hospitalisation de Courte Durée; en gros une hospitalisation post-urgence de moins de 24h). Mon coexterne m'informe que notre interne de garde n'est pas encore arrivé ... no panic! Ce n'est peut-être qu'un léger retard, on y croit très très fort ...

21h : toujours pas d'interne. On se renseigne à droite, à gauche; verdict : nous n'aurons pas d'interne pour la nuit. Et là, évidemment, hors de question pour moi de laisser mon coexterne seul après minuit, sachant qu'à l'UHCD, le gros de l'action se situe justement la nuit! Et là, oui, j'avoue, c'est la panique !!!

Jeudi, 14h à Laënnec, après 2h de dodo (1 à au pavillon N, 1 chez moi) et quelques coups d'oeil sur les points principaux des cours, je lutte contre le sommeil, prête pour le massacre. Mon voisin de table en s'asseyant me lance : "j'espère que tu sais tout!". Et là, je retourne ma tête de déterrée vers lui et articule difficilement : "je crois que tu as pris le mauvais numéro : je croyais que l'exam était vendredi, j'étais de garde hier et j'ai dormi 2h". Il n'ajoute rien, juste sa mine dépitée. Les sujets sont distribués, je réussis à tenir éveillée 1h30 pour remplir un copie qui, à mon sens, mérite la moyenne.


jeudi 22 mai 2008

I'm your man

Le moment est venu pour moi de vous LE présenter ... mais qui ?



Celui qui m'attend patiemment dans ma chambre, celui contre lequel je peux me blottir ou plutôt qui trouve la place dans mes bras, celui qui me suit dans mes quelques voyages, celui qui toujours me soutient, jamais ne me contredit, celui qui n'est jamais jaloux, celui qui me regarde toujours avec ses grands yeux écarquillés, celui qui apprécie toujours le film que je choisis, celui qui accepte tous mes choix, celui qui ne me fait jamais
de remarques grinçantes ... celui qui est PARFAIT !!



Tadam !!






Il est pas craquant ??!!

Bon, je sais, c'est nul ... mais c'était trop tentant!

mardi 6 mai 2008

Mon p'tit chez moi

Ce matin, je me suis lancée dans la réalisation d'une vidéo de mon appart'; ce qui permettra à ceux qui ne m'ont pas encore rendu visite de voir à quoi ressemble mon p'tit chez nous (de mon frère et moi). Alors, c'est pas du Stanley Kubrick, ça donne un peu le mal de mer mais rassurez-vous, je n'abuse pas trop du zoom!



dimanche 4 mai 2008

Dormir à N

Comme on nous l'a expliqué lors de la réunion préliminaire : "on s'entend bien : il s'agit de gardes, donc vous ne dormez pas". Traduisez surtout : il n'y a rien de prévu pour que vous dormiez au cas où l'envie vous en prendrez! Et rester fraîche et dispose pendant 24h d'affilée, sans un p'tit roupillon, c'est pour moi Mission Impossible.
Alors chacun à son truc, paraît que les fauteuils sont confortables dans le bureau du psy, tiens donc. Et puis on s'étonne de notre propre capacité à s'endormir d'épuisement dans des positions improbables, bercés par la valse du ventilateur et le ronron incessant des ordinateurs, avec en tête une inquiétude : le nombre de personnes qui nous verront ainsi endormis, la rapidité avec laquelle nous devrons reprendre nos esprits quand les médecins débarqueront pour la relève, notre corps engourdis qu'il faudra déplier avec tact ...

mardi 29 avril 2008

Réveil à N

Voir le soleil se lever sur le pavillon N de l'hôpital Edouard Herriot, l'arrivée des premières "vraies fausses" urgences de la journée, des habitués inventant à chaque passage une nouvelle raison de passer quelques heures dans les box glauques ... Une fin de garde quoi! Avec le cerveau en marmelade et les paupières qui faiblissent.

Rentrant chez moi, je cherche le réconfort dans une tasse de Russian Earl Grey et un verre de jus de pamplemousse, une douche délassante et enfin rejoindre mon p'tit coin de paradis : mon pyjama préféré, mon grand lit et sa couette si accueillante.

DO NOT DISTURB!

samedi 19 avril 2008

Envies


Envie de chanter à tue-tête (et faux) sur les Red Hot

Envie d'écouter Oasis seule dans ma voiture, jusqu'à avoir mal à la tête et quelques larmes sur les joues

Envie de m'endormir au soleil et de me laisser réconforter par sa douce chaleur

Envie de confier mes (més)aventures à mon compagnon de galère depuis toujours

Envie de prendre un bain avec ambiance adéquate et d'y rester jusqu'à avoir la peau fripée

Envie de fraises à la chantilly, et d'ananas tiens aussi

Envie que TU sois là pour m'écouter bavarder

Envie d'oublier les gardes à N accueil

Envie de m'acheter des Scholl de mémère pour le confort de mes pieds et de mes guibolles

dimanche 13 avril 2008

Mes indignations du jour

Je me suis révélée aujourd'hui être en pleine indignations contre pleins de choses. Et comme il n'y a aucune raison pour que je ne vous embête pas vous aussi avec mes états d'âme, voici les principaux, pêle-mêle !

Evidemment rien de très original. Vous avez peut-être vu comme moi (tout à l'heure au zapping) David Douillet assailli par un raid de petits bonhommes en jogging bleu : en fait des policiers chinois, accueillis par Nicolas Sarkozy sans que personne ne soit au courant, pas même les policiers français. Enfin, après la tente de Khadafi, rien ne pourrait m'étonner. Et aussi, dans la foulée, des policiers français arracher des mains des "spectateurs" des drapeaux du Tibet : de quel droit!! Il est vrai que brandir un drapeau Tibétain représente naturellement un grave trouble de l'ordre public!
Tout le monde semble découvrir que la Chine n'est pas à proprement parler un Etat démocratique : une grande nouveauté! D'un côté
, l'approche des JO permet de mettre sur l'avant de la scène la situation du Tibet. Donc, au Tibet, il y a plus de chinois que de Tibétains, leur chef spirituel a même été bouté hors de son propre pays par les Chinois pour aller vivre en Inde, à 120 km et les Tibétains exilés en Inde ne peuvent même pas retourner dans leur pays! Mais les raisons économiques sont bien plus fortes que la défense des Droits de l'Homme.
Pour conclure ce paragraphe, Bush a utilisé son quart d'heure de fonctionnement cérébral optimal (c'est pas moi, c'est sa femme qui l'a dit!!) pour dire que, si la Chine n'ouvre pas le dialogue avec le Dalai Lama, il faudrait boycotter la cérémonie d'ouverture. Bravo W! Tu vois qu'un cerveau, ça a son utilité!

Hum, hum ... sans transition ! ^^ J'ai découvert qu'il existait un mouvement "pro-ana" où, en gros, les filles encouragent des conduites anorexiques et se "soutiennent". Je pense que là-dedans, il y a de "vraies" anorexiques mentales et des filles embrigadées par la tyrannie de la maigreur "sur le chemin de la perfection" pour reprendre leurs termes. Au final, toutes ces filles mettent leur vie en danger, dans la joie et la bonne humeur avec des blogs pleins de témoignages, de dessins "hello kitty", de jeunes femmes sans formes habillées comme des petites filles ... Je trouve ça inacceptable, dangereux et ne comprend pas qu'on puisse héberger de pareils sites! Ah si, je comprends ... business is business!


Allé, ma dernière petite grogne du soir pour un sujet qui me tient à cœur, of course : la médecine! Je ne sais pas si vous vous souvenez il y a quelques temps, une loi remettait en cause la liberté d'installation des jeunes médecins pour qu'ils ne puissent plus exercer dans des zones déjà très fortement médicalisées et donc aillent tous à la campagne. Les internes avaient défilé dans la rue pour combattre cette mesure. Déjà, ça énerve de rattraper les conneries des anciens qui ont mis 10 ans à ouvrir le numerus clausus au prix d'une vie bien éloignée de celle dont on avait rêvé. Mais il y avait aussi le flou artistique de notre nabot de président et la désertification des campagnes déjà bien avancées sans que l'Etat n'ait rien fait contre : fermeture des écoles, des bureaux de Poste, des hôpitaux. Avoir une vie de famille en étant médecin, c'est déjà pas toujours évident mais si c'est dans un village perdue où il faudra faire 30 km pour emmener ses enfants à l'école, faire ses courses de première nécessité et tout l'essentiel, c'est carrément la galère!! Au fond, j'étais pas absolument contre car il faudra bien y venir à un moment ou à un autre mais dans de meilleurs conditions.
A ce moment-là, on avait cru comprendre le message du gouvernement : amis médecins, la campagne c'est chouette, venez vous y installer et promis on sera sympa et on vous rendra pas la vie plus difficile.
Alors depuis Roselyne a eu pleins d'idées, et pas que des bonnes ... On veut des médecins à la campagne mais on le sait, exercer à la campagne, loin de tout, ça fait peur à nos jeunes médecins habitués au confort de leur CHU. Mais c'est le grand festival du n'importe quoi! Ils ont l'intention de réduire les petits hôpitaux à des services d'urgence et de soins palliatifs et de tout concentrer dans les grands hôpitaux pour en faire d'énormes plateaux technique. C'est super, les jeunes médecins ruraux seront perdus au fin fond de la cambrousse et les patients devront faire 100 bornes pour un "vrai "hôpital qui se révelera être une sorte d'usine à patients et évidemment ils seront trop loin de leur famille pour que celle-ci leur rende visite ... mais où est le bien-être du patient ? Soi-disant que ça fera faire des économies à la Sécu ... peut-être mais certainement pas en transports!
Et puis aussi, ce qui fait peur à la campagne ceux sont les gardes : tout seul, dans la nuit noire, au fin fond de la cambrousse en train de chercher où peut bien habiter Mme Michu! Encore une idée miraculeuse pour faire des économies : fusionner les tours de garde (un médecin est payé 50€ par garde). Alors là, c'est bien, moins de garde, certes, mais des secteurs de 50 km ... et Mme Michu a bien le temps de faire 3 infarctus au fin fond de sa ferme bressane qu'elle n'a jamais quittée depuis son enfance avant que vous arriviez pour la sauver tel le Chevalier Blanc. Et puis si Mme Michu (après avoir survécu à son infarctus ... on ne sais pas comment, faut croire que les miracles, c'est pas qu'à Lourdes) arrive à se rendre jusqu'au cabinet médical du médecin de garde après 30 km de route, s'il lui prescrit quelquechose, il faudra encore qu'elle se rende à la pharmacie de garde ... allez ... 25 bornes de plus! Yahou! Ca lui apprendra à avoir la gastro en plein week-end!

Et si ça, c'est pas un gouvernement qui va dans tous les sens et se contredit tout seul ...

Vous l'aurez compris, jeunes médecins, allez vous installer à la campagne, respirer le bon air ... on vous promets, c'est chouette!






Quand les philosophes parlent d'amour

Quelques citations d'un article de Marie-Claire (et oui, on a les références qu'on peut ^^) basée sur l'amour du point de vue philosophique, qui me parlent!

"Si cous dites à quelqu'un "je t'aime parce que", et si vous énumérez les raisons pour lesquelles vous êtes amoureux de cette personne, vous êtes mal partis! Un amour qui se donne des raisons objectives d'aimer est intéressé. Donc l'amour ne peut être qu'une élection incompréhensible de quelqu'un" J'avais déjà ouvert les yeux là-dessus en philo en terminale ... bien la seule chose que m'ait apprit M. AloË!

"L'amour est l'apprentissage de la séparation. Aimer quelqu'un, c'est l'aimer assez pour le laisser être ce qu'il est. Pour ne pas lui demander de se conformer à l'idée qu'on a de l'amour." Quoi de plus injuste d'exiger de l'autre un changement radical pour s'adapter à l'image qu'on a de la "moitié idéale"!

"... je dirais qu'il y a une forme de lâcheté dans l'aveu de ses propres manquements. C'est une façon de rejeter sur l'autre le poids de sa culpabilité." Là encore pour l'avoir ressentie et pour me l'être vu clairement exprimé ("si j'ai fait ça, c'est aussi parce que tu étais insupportable à ce moment, même si je ne suis pas excusable"), j'ai été très touchée. Evidemment, il faut mettre ça en balance avec l'honnêteté, la confiance mais à un certain stade "la franchise, c'est marcher sur les pieds des autres en le sachant" (Jules Renard).



Alors, dans la foulée, j'ai feuilleté Marie-Claire et je suis tombée sur un article fort instructif au sujet des "salauds". J'ai donc étiqueté mon ex-salaud à moi comme un mélange du dominateur et du pervers (j'ai pas réussi à me décider ...). Alors, pour vous éclairer :

- le dominateur : " Il étouffe, il écrase et il flingue. As de la critique, il dévalorise non stop, en tête-à-tête comme en public. (...) Persuadé d'être un érudit, il impose son point de vue en expert omnipotent (...) et pointe vos erreurs aussi promptement que Jackie Chan. Résultat : on s'éteint à force d'auto-censure."

- le pervers : "Si attentionné au début qu'on se croit l'élue et qu'on est prête à tout pour lui plaire et lui faire plaisir. Comme il sait feindre la réciprocité, il vous rend addict, tout doucement. Et c'est quand vous êtes "prise" que son comportement change. (...) En tête-à-tête, il vous casse à force de sous-entendus, lézarde votre confiance en vous, vos certitudes, vous culpabilise même pour mieux vous soumettre, vous manipuler. (...) Monnaie psychologiquement le peu qu'il consent à donner. (...) A son contact, on se vide, on se perd. Mais à qui en parler? En général, il fait le vide autour de sa victime afin que nul ne s'avise de lui ouvrir les yeux. Le refus de communication directe est l'arme absolue du pervers. La femme se trouve obligée de faire les demandes et les réponses, et commet évidemment des erreurs, qu'il relève pour pointer sa nullité. (...) Le vrai pervers est un cannibale : à son contact, on se sent vidée, idiote et seule. Il fait mal, agresse, détruit, parce qu'il ne sait pas faire autrement pour exister (...)"

Avouez que j'avais pêché un beau specimen! ^^ Et je me suis fait piégé; ah, si seulement ce numéro de Marie-Claire était paru avant que je m'en amourache ... Enfin, à présent, je suis délivrée, ouf!

Mais prenez garde ... le salaud rôde ... ^^

jeudi 3 avril 2008

La minute blonde du jour ...

Avant la grève TCL (prévue demain), la grève de neurones !
La cause : une météo capricieuse, un abus de Vélo'v, le jus Cranberry Mangue, l'odeur de pigeon mort dans mon escalier, le bombardement de ma boîte par des mails anti-cellulite ? je ne sais pas ...
Mais le résultat est là : la pub Lotus du moment qui me fait rire comme une nouille, seule devant ma télé!


lundi 31 mars 2008

Changement d'adresse msn


Une page se tourne ... un nouveau départ ... de nouvelles perspectives et ... une nouvelle adresse msn !! Tiens, on croirait une pub l'Oréal : suffit de remplacer "une nouvelle adresse msn" par "une nouvelle couleur ... parce que nous le valons bien!" ^^
Enfin, voici ma nouvelle adresse : way_up_high@hotmail.fr J'ai envoyé des mails pour vous informer de ce "déménagement" mais je préfère tout de même mettre toutes les chances de mon côté. N'oubliez pas de m'ajouter :)

mardi 4 mars 2008

Radio Monop' !

Ah ... mon Monoprix et les courses hebdomadaires ... et surtout Mr "Pas de Problème". Alors, Mr "Pas de Problème", ainsi baptisé par mon frère et moi, est un des employés du Monoprix, affecté au rayon fruits et légumes. Quand on lui demande un renseignement, il répond sytématiquement "pas de problème" et nous mène à la solution de façon ultra-conscienceuse, j'irais même jusqu'à dire passionée.

Ce cher Mr "Pas de Problème" (dites, ça vous fait pas penser aux Monsieur-Madame de notre enfance) est près à satisfaire le moindre de mes désirs, niveau fruits et légumes, je m'entends. Suffit que je porte mon attention sur les litchis et il se précipite pour m'amener une cagette de litchi toutes neuves, toutes belles et si appétissantes.

Ce soir, Mr "Pas de Problème" me suivait comme une ombre, arrangeant les légumes au gré de mes déambulations, me parlant de sa soirée entre amis devant le match OL-Manchester ... Et le meilleur fut son intérêt hautement zélé alors que j'hésitais au rayon Salades. C'est vrai que l'on sous-estime beaucoup trop les difficultés du choix de la salade; fort heureusement, mon sauveur était là!

Surfing ...

Après 5 jours passés à Champagny - La Plagne, je suis de retour sur ce blog ... Chaque année, un nouvel acquis à surf (que je maîtrise plus ou moins bien) et pour ce séjour : le maintien de l'équilibre en toute circonstance (ou presque) par un coup de bassin savamment orienté; pour l'élégance, on repassera!

J'en profite pour adresser un message à mes amis skieurs. Non, les surfeurs ne sont pas tous des tarés aveuglés par la vitesse même si ... ça arrive. Mais surtout, notre distance de freinage n'est pas digne de l'ABS des dernières BMW, c'est le moins qu'on puisse dire. Comptez quelques mètres, fréquemment clôturés par une chute (en tout cas pour moi) pour éviter vos spatules. Amis skieurs de l'extrême, je vous en supplie, arrêtez de me raser à toute vitesse, j'en ai marre de finir indubitablement le cul dans la neige !! Non pas qu'un rafraîchissement régulier soit désagréable mais là, on dépasse les limites de la simple fraîcheur ^^

En dehors de mes performances niveau glisse, je me suis encore illustrée au bowling par mon incapacité totale à une coordination suffisante : bras parallèle au corps, fléchir les jambes, tenir le dos droit, quelques pas d'élan ... STOOOOP !! Je n'arrive plus à suivre! A noter un strike après 3 lancer sans toucher plus de 2 quilles ... amazing, isn't it ?

jeudi 14 février 2008

La poste, on a tous à y gagner ... hum, hum ...

La poste, on a tous à y gagner! Permettez-moi d'en douter ... et voilà pourquoi :

Dimanche soir : prise de conscience : j'ai oublié mes lunettes, mon boîtier à lentilles et ma clé USB avec des cours à transmettre dessus chez mes parents.

Lundi matin : ma mère, reine de l'efficacité, envoie dans une enveloppe à bulle mon kit de survie.

Mercredi matin : alors que l'appartement n'a jamais été inoccupé, je découvre l'avis de passage du facteur, griffoné à la va-vite dans ma boîte aux lettres. Comme d'habitude, il n'a pas daigné monter les 3 étages ... pto (dixit Omer Simpson)

Jeudi 13h : pleine d'espoir, je me précipite à l'agence de Poste Terreaux pour récupérer mon colis tant attendu et quitter mon existence de taupe. Premier échec : le colis n'est pas retrouvé ...

Jeudi 18h : je retente ma chance aux Terreaux ... et si le colis était apparu dans le courant de l'après-midi ... toujours pas ... déception ... déception ... mon dernier espoir, l'agence de la Croix Rousse!

Jeudi 18h20 : armée de mes yeux de biche et d'un sourire désarmant, je réussis à sensibiliser l'agent à mon problème; ils s'en occuperont très très très vite. Mais que veut dire "très très très vite" à La Poste, je commence à m'inquiéter. J'apprends aussi que le facteur, souvent, ne prend même pas la peine de glisser les colis dans sa chariotte pour les livrer et prépare directement les avis de passage ... pas étonnant qu'ils ne montent pas les 3 étages ! C'est édifiant !!

Sachant que je rentre demain chez mes parents, cet envoi aura tout simplement était I-NU-TILE et même délétère ... j'aime la POSTE!!!

Si mon colis n'est pas retrouvé, je préparerai une embuscade dans le hall de mon immeuble ... il va les monter les 3 étages cet enf*** de facteur, et plutôt 2 fois qu'une!!!


lundi 4 février 2008

L'élégance du hérisson

Parenthèse litérraire avec les dernières lignes de L'élégance du hérisson de Muriel BARBERY, prononcées par une fillette de 13 ans qui a repris goût à la vie grâce à une concierge revêche, tout ça pour cacher sa grande richesse et obéir aux convenances sociales.

"En pensant à ça, ce soir, le coeur et l'estomac en marmelade, je me dis que finalement, c'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même. C'est comme si les notes de musique faisaient un genre de parenthèse dans le temps, de suspension, un ailleurs ici même, un toujours dans le jamais.
Oui, c'est ça, un
toujours dans le jamais.

N'ayez crainte, Renée, je ne me suiciderai pas et je ne brûlerai rien du tout.
Car, pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais.
La beauté dans ce monde"

mardi 15 janvier 2008

Portrait chinois


Si j'étais un objet : un stylo plume

Si j'étais une saison : le printemps

Si j'étais un plat : une tarte tatin


Si j'étais un animal : un hérisson

Si j'étais une chanson : Don’t look back in anger - Oasis

Si j'étais une couleur : Orange


Si j'étais un roman : « Ensemble, c’est tout » Anna Gavalda


Si j'étais une légende :
un lutin du père Noël


Si j'étais un personnage de fiction : Edouard aux mains d’argent


Si j'étais un film :
In the mood for love


Si j'étais un dessin animé : La Panthère Rose


Si j'étais une arme: la torture psychologique


Si j'étais un endroit: New York


Si j'étais une devise : Keep Smiling !


Si j’étais un oiseau : un albatros


Si j'étais un élément : l’air


Si j'étais un végétal : une orchidée


Si j'étais un fruit : un pamplemousse


Si j'étais un bruit : la pluie sur les carreaux


Si j'étais un climat : tempéré


Si j'étais un loisir : la lecture


Si j'étais une planète : la lune


Si j'étais un vêtement : un pyjama


Si j'étais une pièce : le grenier


Si j'étais un véhicule : un tandem


Si j'étais une maladie : la mononucléose


Bon, bah, c'est pas tout ça, mais faut retourner au boulot; demain, c'est ortho-rhumato ... yahou ! ^^

samedi 5 janvier 2008

Minus et Cortex

Pour les nostalgiques ... et pour se donner du courage dans ces temps difficiles de révision ...

Qu'allons-nous faire cette nuit, Cortex ?