dimanche 1 août 2010

Magicians do not exist

Ma dernière virée solitaire au cinéma

Dans l'Illusionniste, je retrouve des personnages aussi truculents que ceux des Triplettes de Belleville mais cette fois-ci, on quitte l'humour loufoque pour un univers plus intimiste.

Inspiré d'un scénario oublié de Jacques Tati, l'histoire à la base était prévue à Pragues. Mais Sylvain Chomet, envouté après un voyage en Ecosse, décide de déplacer l'action entre les Highlands et Edinbourgh.

Et là, j'ai retrouvé ce qui m'avait frappé là-bas : la poignée de main rude qui fait grincer les phalanges, puis l'accolade, une fois adoptés, aussi sincère qu'inattendue, le caractère rude, décalé, généreux des Higlanders, le côté "posh" d'Edinbourgh. Bien que ce soit un film d'animation, le réalisateur a su rendre les paysages vallonés et humides, l'ambiance des pubs, la belle capitale Ecossaise et même Arthur's seat !

Pour en revenir à l'histoire, Tatischeff, illusioniste de son état, confronté à la baisse d'intérêt pour son art, se voit contraint à l'exil outre Manche pour tenter de survivre. Il monte jusqu'au fin fond des Highlands pour se produire dans un hôtel - pub. La jeune Alice, employée de l'établissement, incroyablement naïve et
charmée par la gentillesse du magicien, décide de le suivre jusqu'à Edinbourgh où Tatischeff tente de vendre son spectacle de tours de passe-passe mais se voit rapidement obligé à courir après les petits boulots. L'hôtel est peuplé de curieux personnages, à la fois drôles et tendres.
C'est la fin de l'illusionniste !

Pour résumer : c'était vraiment bien ! :D