dimanche 13 avril 2008

Quand les philosophes parlent d'amour

Quelques citations d'un article de Marie-Claire (et oui, on a les références qu'on peut ^^) basée sur l'amour du point de vue philosophique, qui me parlent!

"Si cous dites à quelqu'un "je t'aime parce que", et si vous énumérez les raisons pour lesquelles vous êtes amoureux de cette personne, vous êtes mal partis! Un amour qui se donne des raisons objectives d'aimer est intéressé. Donc l'amour ne peut être qu'une élection incompréhensible de quelqu'un" J'avais déjà ouvert les yeux là-dessus en philo en terminale ... bien la seule chose que m'ait apprit M. AloË!

"L'amour est l'apprentissage de la séparation. Aimer quelqu'un, c'est l'aimer assez pour le laisser être ce qu'il est. Pour ne pas lui demander de se conformer à l'idée qu'on a de l'amour." Quoi de plus injuste d'exiger de l'autre un changement radical pour s'adapter à l'image qu'on a de la "moitié idéale"!

"... je dirais qu'il y a une forme de lâcheté dans l'aveu de ses propres manquements. C'est une façon de rejeter sur l'autre le poids de sa culpabilité." Là encore pour l'avoir ressentie et pour me l'être vu clairement exprimé ("si j'ai fait ça, c'est aussi parce que tu étais insupportable à ce moment, même si je ne suis pas excusable"), j'ai été très touchée. Evidemment, il faut mettre ça en balance avec l'honnêteté, la confiance mais à un certain stade "la franchise, c'est marcher sur les pieds des autres en le sachant" (Jules Renard).



Alors, dans la foulée, j'ai feuilleté Marie-Claire et je suis tombée sur un article fort instructif au sujet des "salauds". J'ai donc étiqueté mon ex-salaud à moi comme un mélange du dominateur et du pervers (j'ai pas réussi à me décider ...). Alors, pour vous éclairer :

- le dominateur : " Il étouffe, il écrase et il flingue. As de la critique, il dévalorise non stop, en tête-à-tête comme en public. (...) Persuadé d'être un érudit, il impose son point de vue en expert omnipotent (...) et pointe vos erreurs aussi promptement que Jackie Chan. Résultat : on s'éteint à force d'auto-censure."

- le pervers : "Si attentionné au début qu'on se croit l'élue et qu'on est prête à tout pour lui plaire et lui faire plaisir. Comme il sait feindre la réciprocité, il vous rend addict, tout doucement. Et c'est quand vous êtes "prise" que son comportement change. (...) En tête-à-tête, il vous casse à force de sous-entendus, lézarde votre confiance en vous, vos certitudes, vous culpabilise même pour mieux vous soumettre, vous manipuler. (...) Monnaie psychologiquement le peu qu'il consent à donner. (...) A son contact, on se vide, on se perd. Mais à qui en parler? En général, il fait le vide autour de sa victime afin que nul ne s'avise de lui ouvrir les yeux. Le refus de communication directe est l'arme absolue du pervers. La femme se trouve obligée de faire les demandes et les réponses, et commet évidemment des erreurs, qu'il relève pour pointer sa nullité. (...) Le vrai pervers est un cannibale : à son contact, on se sent vidée, idiote et seule. Il fait mal, agresse, détruit, parce qu'il ne sait pas faire autrement pour exister (...)"

Avouez que j'avais pêché un beau specimen! ^^ Et je me suis fait piégé; ah, si seulement ce numéro de Marie-Claire était paru avant que je m'en amourache ... Enfin, à présent, je suis délivrée, ouf!

Mais prenez garde ... le salaud rôde ... ^^

3 commentaires:

Raïtaï a dit…

Oula, je ne pensais pas qu'il y avait des trucs sérieux sur ce genre de magasines :).

Cyel a dit…

je te conseille la lecture de "le pervers narcissique et son complice" de Alberto Eiguer, c'est riche d'enseignements. Tiens vlà un extrait:

« Les individus pervers narcissiques sont ceux, qui sous l’influence de leur Soi grandiose, essaient de créer un lien avec un second individu, en s’attaquant tout particulièrement à l’intégrité narcissique de l’autre afin de le désarmer. Ils s’attaquent aussi à l’amour de soi, à la confiance en soi, à l’auto-estime et à la croyance en soi de l’autre. En même temps, ils cherchent, d’une certaine manière, à faire croire que le lien de dépendance de l’autre envers eux est irremplaçable et que c’est l’autre qui le sollicite ».

Je crois qu'on a trouvé le profil psy de ton salaud lol!

Anonyme a dit…

I liked the article, but some disagree